Mineurs isolés : le cri du cœur de l'évêque de Gap

Publié le 27 Avril 2018

francetvinfo.fr nous montre ce vendredi 27 avril 2018 que 'évêque de Gap en a appelé  à "la solidarité nationale". Il veut organiser l'accueil de mineurs isolés dans les Hautes-Alpes, où "la situationse tend", tout en s'inquiétant d'une "instrumentalisation" des réfugiés après des actions anti et pro-migrants le week-end dernier.

 

"Aidez-nous, aidez le Secours catholique, aidez le département des Hautes-Alpes", c 'est le cri lancé par Mgr Xavier Malle dans une tribune diffusée sur le site d'information franceinfo. Comme une bouteille à la mer, il rappelle que "pendant quatre mois, d'août à novembre, jusqu'à 60 mineurs ont été accueillis pour la nuit dans les salles paroissiales à Gap".

 

Le Secours catholique fait depuis un accueil de jour. Dans tous les cas, cet accueil est réalisé avec l'aide de nombreux bénévoles d'autres associations ou d'individuels. Mais, la situation se tend à nouveau avec la fin de l'hiver et les bénévoles sont épuisés. Précise l'évêque de Gap. Selon Mgr Malle, il faut "préparer l'intégration" de ces mineurs, "par la culture, la littérature, la langue; tout ce qui fait notre civilisation (...)".

 

Revenant sur les actions de militants anti et pro-migrants, le week-end dernier dans la région, l'évêque a exhorté à ne pas "instrumentaliser" les migrants. "Nos montagnes ne sont pas un terrain de jeu politique où pourraient librement s'affronter des personnes, d'un bord comme de l'autre, instrumentalisant les migrants. La situation étant assez compliquée, nous n'en avons vraiment pas besoin", a-t-il estimé.

 

Ensuite, l’article de francesoir.fr «Identitaires ou pro-migrants : l'évêque de Gap dénonce "l'instrumentalisation"», montre aussi que l'évêque dénonce par ailleurs les "idées reçues" relayées par les anti-migrants sur les "appels d'air", la distinction entre migrants économiques et réfugiés, la délinquance, le chômage ou la préférence prétendument accordée aux migrants sur les autres nécessiteux. "Aucun d’entre nous, tout seul, n'a la solution. Pas plus l’État que les associations. C’est ensemble que nous pouvons faire face. Travaillons ensemble et non plus côte à côte", écrit-il également.

 

Deux Suisses et une Italienne doivent être jugés pour avoir participé à l'entrée dans les Hautes-Alpes d'une vingtaine de migrants venus d'Italie. Cette action était intervenue au lendemain d'une manifestation hostile aux migrants organisée par le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire. Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. En 2016, 315 personnes en situation irrégulière avaient été refoulées vers l'Italie, contre 1900 en 2017.

 

C’est pour cela que dans francesoir.fr, l’évêque rappelle la mobilisation des bénévoles "épuisés" pour venir en aide aux migrants mineurs; il appelle à la "solidarité nationale" et à l'État pour poursuivre cette action.