Comme promis, nous voudrions revenir ici sur le (seul) commentaire d’Yves (merci), lors de notre premier article sur le sujet :"…Mais je m'interroge, devant le désintérêt pour les choses de l’Église, la diffusion du message biblique, car c'est bien de cela qu'il s'agit me semble-t-il, ne peut-il être repensé?..."
Dans notre Diocèse, il est une tentative heureuse qui va dans ce sens et à laquelle il a été donné le nom de "MISSION AZUR". (Voir notre article du 22 septembre à ce sujet).

Il y a environ deux ans, dans un partage au niveau de notre doyenné à Laghet, sur « Evangelii Gaudium », dans un des groupes de réflexion, il a été décrié par une participante, au demeurant engagée fort sincèrement, la plainte récurrente suivante : « on ne les voit pas ! » (Sous-entendu, les autres, toutes ces personnes que nous connaissons mais que l’on ne « voit jamais à la messe ».)
Nous entendons tous cette plainte n’est-ce pas ?
Mais il a été répondu par un autre participant : « Eh bien je suis persuadé que « les autres » dont vous parlez, ils disent la même chose de nous: « on ne les voit pas ! »
A comprendre : quelle est la visibilité des chrétiens ? Sont-ils un « peuple joyeux que l’on remarque, VISIBLE », afin d’en être édifié - ou attiré au moins ? 

Il ne faut pas se tromper sur ce que nous faisons dans nos Conseils Paroissiaux, la gestion d’une paroisse est un « moyen » pas un but.

Le « But » lui, est de rendre un peu plus visible la Présence du Royaume de Dieu sur terre !
Ici et maintenant !           

    De     Monseigneur Thierry BRAC, Evêque de Nevers, dans une lettre pastorale à son    Diocèse.   
« Voici que je fais toute     choses nouvelles ».     Jésus le dit dans l’Apocalypse de Saint Jean, Il le dit aujourd’hui à nous     (…) C’est bien lui qui peut faire sans cesse du neuf, avec des personnes de     tout âge et de toute condition.
    C’est sur Lui que nous devons compter, pour la transformation missionnaire de nos communautés, car, « Sans     moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15, 5).
   
Mais c’est avec nous qu’Il veut agir, en nous donnant un cœur toujours     neuf, en édifiant une Église sans cesse renouvelée, appelée à annoncer le     monde nouveau, la Cité Sainte dont le temple est l’Agneau sans pêché.   

 Notre Pape FRANÇOIS, n’a de cesse que d’appeler à passer à l’Église du 21ème siècle, et la Mission Azur nous y engage justement en nous offrant "Un" moyen.
Un moyen de nous "transformer" nous même, le petit reste d’acteurs et de fidèles engagés, c’est-à-dire à nous "convertir" car c’est le préalable absolu au changement souhaité.

Mais il est une deuxième nécessité tout aussi importante : nous interroger !

Sur quoi ?

Et bien justement sur ceux qui ont été appelés plus haut "les autres".
Parmi ceux-ci, il est à considérer deux catégories, ceux que l’on appelle d’un terme un peu fourre-tout les "Chrétiens-non-pratiquants" et ceux qui n’ont aucune référence religieuse particulière mais qui s’interrogent eux-mêmes sur le sens de leur vie.

Ces derniers, nous en sommes persuadés par notre expérience et nos fréquentations, sont "EN ATTENTE".
L’attente d’une ESPÉRANCE !

Cela peut les rendre "vulnérables" et à la merci de n’importe quelle idéologie "pseudo-ésotérique".  

Oui, la France est devenue une "terre de mission" et plus généralement notre "civilisation occidentale" devenue par elle-même "postchrétienne".

Le Peuple de Dieu souffre !
Les mondes sociaux-économique, culturels et politiques sont devenus "hasardeux" et l’absence de cap d’espérance évident.

Et l’Église, qui pourtant porte ce "cap" ne les convainc plus, alors même, nous le savons, que l’attente existe.

"On ne va pas tout le temps se poser des questions" disait récemment l’administrateur d’une paroisse !
Non, pas tout le temps !
Mais celle-là elle URGE !