L’AFFAIRE DE QUI ?

Et oui, des églises doivent être détruites !             

   
   

geste

                                                                                                             

   
   

 Ça se passe chez nous, dans NOTRE FRANCE,
"Fille aînée de l’Église" !

Ça commence par une petite infiltration d’eau anodine sous le toit et ça peut finir par cette photo qui nous a choqués dès le premier regard.
"Mal à mon église ! Mal à ma paroisse !"

A qui incombe la faute d’un tel état de délabrement que seule la destruction peut enrayer ?
Vaste sujet entouré de polémiques virulentes souvent !

Denier de l’Église bien moins important que certaines légendes tenaces et partisanes le plus souvent voudraient faire croire ; finances des communes, assez généralement propriétaires des lieux, mais aux priorités légitimement plus importantes : voilà déjà deux éléments explicatifs.

Mais ne regarder que ce seul volet financier, ne serait-il pas pour nous, chrétiens, catholiques, fidèles, paroissiens tout à la fois une façon de nous dédouaner et de nous déresponsabiliser ?
Nous posons déjà la question.

Le propos ici n’est pas de désigner dans une vindicte stérile le ou les responsables, car à notre avis en ce domaine nous le sommes tous.
Nous irons même jusqu’à dire croyants et non-croyants !
Deux termes un peu "fourre-tout" à vrai dire, tant dans chacune de ces catégories il y a des motivations, des besoins, des aspirations, des idéologies même, bien différentes.

Les églises de nos villages, très au-delà de la foi, restent un "bien commun" ; un repaire rassurant ; une "mémoire collective" ; une identité.
Qui n’y passe pas un jour, même encore une fois les non-croyants, ne serait-ce que pour l’enterrement d’un ami, d’une connaissance ou d’un membre de sa famille ?

Quand le bâtiment d’une église est en péril, on entend trop souvent dans nos communautés catholiques locales :"mais que fait la Mairie ?".

Mais nous catholiques, pratiquants ou non, premiers bénéficiaires et utilisateurs des lieux, n’aurions-nous que des droits et aucuns devoirs ?

Encore une question posée !

Cependant pour y répondre, il nous parait nécessaire, voir indispensable, de s’en être posé une autre au préalable :"dans le fond, c’est quoi une paroisse ?".

Dans son livre "Paroisses, réveillez-vous !" (Éditions de l’Emmanuel), Monseigneur REY écrit (p.59) :
"Le canon 515 du Code de Droit canonique invite à considérer la paroisse d’abord comme une communauté sacramentelle. On ne peut donc pas se contenter d’une dimension géographique si l’on ne crée pas les conditions d’existence d’une véritable communauté théologale, eucharistique et confessante. D’où la nécessité de créer des pôles paroissiaux…..et signifier la présence conséquente des chrétiens au cœur du monde.)

Donc c’est d’abord "une communauté sacramentelle", communautairement priante, qui doit amener à  "une présence plus conséquente des chrétiens au cœur du monde" et plus volontaire peut-on ajouter.

Volontaire ?
Le sommes-nous réellement au point de saisir nous-même une partie des besoins conséquents de certains de nos bâtiments, non pas comme un confort égoïste et seulement esthétique, mais comme une des marques d’une communauté vivante et par là, évangélisatrice.

Car ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas tant ici de sauver simplement des "chefs-d’œuvres en périls", pour un nombre parfois restreint d’usagers élitistes, mais bien plutôt de rendre témoignage de la vivacité d’un peuple qui accepte de se laisser conduire par l’Esprit Saint.

Nous attendons beaucoup des autres mais nous demandons-nous ce que les autres attendent de nous ?

A vos commentaires et réponses !
Nous donnerons une réponse plus personnelle la semaine prochaine.