Paroisse St Pierre-St Paul

30 mai 2018

Info Diocèse de Nice

Fête du Sacré Cœur

Du 7 au 10 juin, le sanctuaire du Sacré Cœur, à Nice, est en fête ! L’occasion aussi de redécouvrir les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI) qui gère le sanctuaire. Rendez-vous au 22 rue de France (Tél. 06 70 38 19 28 / sacrecoeurnice@gmail.com).

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05 mai 2018

Synodalité dans la vie et la mission de l'Eglise

 

Pour la Commission théologique internationale : il est temps de mettre pleinement en œuvre la synodalité

 

Publié le 5 Mai 2018

 

Comme le montre l’article de Iacopo Scaramuzzi pour Vatican Insider le vendredi 4 mai 2018 il est nécessaire de donner une nouvelle impulsion à la synodalité. Ceci est soutenu par la Commission théologique internationale, un organisme appartenant à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui publie un document intitulé "Synodalité dans la vie et la mission de l'Église", mis en place le 2 mars et publié le 3 mai, fruit de quatre années de réflexions de l'une des trois sous-commissions, présidée par Mgr Mario Angel Flores Ramos entre 2014 et 2017, puis approuvé par la majorité de la commission plénière et par le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l'archevêque Francisco Ladaria.

 

 Ce document souligne que "la mise en œuvre de la synodalité", une "dimension constitutive de l'Église" particulièrement à la lumière du Concile Vatican II et fortement soutenu par le pape François - il exige que «certains paradigmes souvent encore présents dans la culture ecclésiastique» soient surmontés, par exemple «la faible valorisation de la contribution spécifique et qualifiée, dans leur sphère de compétence, des fidèles laïques et parmi eux les femmes». Il faut aussi «intensifier la collaboration mutuelle de tous dans le témoignage évangélisateur à partir des dons et des rôles de chacun, sans cléricaliser les laïcs et sans séculariser les clercs, en évitant en tout cas la tentation d'un «cléricalisme excessif qui garde les fidèles» laïcs au bord des décisions».

 

Dans ce document, il est «nécessaire de réviser la législation canonique qui actuellement ne fait que suggérer la mise en place d'un conseil pastoral paroissial rendu obligatoire, comme l'a fait le dernier synode du diocèse de Rome»; ou, en ce qui concerne les diocèses, il souligne qu’«il est essentiel qu’ensemble, les synodistes offrent une image significative et équilibrée de l'Église particulière, reflétant la diversité des vocations, des ministères, des charismes, des compétences, des origines géographique»; ou, en outre, souligne, à propos de l'invitation du pape François à étudier l'attribution doctrinale des Conférences épiscopales nationales, qu'il faut «prêter attention aux expériences acquises au cours des dernières décennies ainsi qu'aux traditions théologies et aux lois des Églises orientales»; ou, enfin, il écrit qu’«une procédure plus précise dans la préparation des Assemblées du Synode des Évêques pourrait permettre aux Conférences Épiscopales de contribuer plus efficacement aux processus synodaux impliquant tout le Peuple de Dieu, à travers la consultation des fidèles laïcs et des experts de la phase de préparation».

 

 La pratique du dialogue est également pertinente pour le voyage œcuménique et pour un monde qui témoigne «d'une situation de crise structurelle des procédures de participation démocratique et de méfiance dans ses principes et valeurs inspirantes, avec le danger de dérives autoritaires et technocratiques». Dans ce contexte, la priorité et le critère de toute action sociale du Peuple de Dieu est l'impératif d'écouter le cri des pauvres et celui de la terre, appelant de toute urgence, dans la détermination des choix et des projets de la société, la place et le rôle privilégié des pauvres, destination universelle des biens, primauté de la solidarité, soin de la maison commune.

 

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27 avril 2018

Mineurs isolés

Mineurs isolés : le cri du cœur de l'évêque de Gap

Publié le 27 Avril 2018

francetvinfo.fr nous montre ce vendredi 27 avril 2018 que 'évêque de Gap en a appelé  à "la solidarité nationale". Il veut organiser l'accueil de mineurs isolés dans les Hautes-Alpes, où "la situationse tend", tout en s'inquiétant d'une "instrumentalisation" des réfugiés après des actions anti et pro-migrants le week-end dernier.

 

"Aidez-nous, aidez le Secours catholique, aidez le département des Hautes-Alpes", c 'est le cri lancé par Mgr Xavier Malle dans une tribune diffusée sur le site d'information franceinfo. Comme une bouteille à la mer, il rappelle que "pendant quatre mois, d'août à novembre, jusqu'à 60 mineurs ont été accueillis pour la nuit dans les salles paroissiales à Gap".

 

Le Secours catholique fait depuis un accueil de jour. Dans tous les cas, cet accueil est réalisé avec l'aide de nombreux bénévoles d'autres associations ou d'individuels. Mais, la situation se tend à nouveau avec la fin de l'hiver et les bénévoles sont épuisés. Précise l'évêque de Gap. Selon Mgr Malle, il faut "préparer l'intégration" de ces mineurs, "par la culture, la littérature, la langue; tout ce qui fait notre civilisation (...)".

 

Revenant sur les actions de militants anti et pro-migrants, le week-end dernier dans la région, l'évêque a exhorté à ne pas "instrumentaliser" les migrants. "Nos montagnes ne sont pas un terrain de jeu politique où pourraient librement s'affronter des personnes, d'un bord comme de l'autre, instrumentalisant les migrants. La situation étant assez compliquée, nous n'en avons vraiment pas besoin", a-t-il estimé.

 

Ensuite, l’article de francesoir.fr «Identitaires ou pro-migrants : l'évêque de Gap dénonce "l'instrumentalisation"», montre aussi que l'évêque dénonce par ailleurs les "idées reçues" relayées par les anti-migrants sur les "appels d'air", la distinction entre migrants économiques et réfugiés, la délinquance, le chômage ou la préférence prétendument accordée aux migrants sur les autres nécessiteux. "Aucun d’entre nous, tout seul, n'a la solution. Pas plus l’État que les associations. C’est ensemble que nous pouvons faire face. Travaillons ensemble et non plus côte à côte", écrit-il également.

 

Deux Suisses et une Italienne doivent être jugés pour avoir participé à l'entrée dans les Hautes-Alpes d'une vingtaine de migrants venus d'Italie. Cette action était intervenue au lendemain d'une manifestation hostile aux migrants organisée par le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire. Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. En 2016, 315 personnes en situation irrégulière avaient été refoulées vers l'Italie, contre 1900 en 2017.

 

C’est pour cela que dans francesoir.fr, l’évêque rappelle la mobilisation des bénévoles "épuisés" pour venir en aide aux migrants mineurs; il appelle à la "solidarité nationale" et à l'État pour poursuivre cette action.

 

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25 avril 2018

MERCI YVETTE

Mgr GOSSELIN, Evêque d’Angoulême et ancien responsable du Foyer de Charité de Tressaint, affirme qu’  « il faut oser l’Espérance, il y a une forme d’audace, dans la société actuelle, à continuer de croire et d’espérer. Les croyants sont parfois, eux aussi, imprégnés de l’esprit du monde. Il faut donc un acte volontaire pour entrer en soi-même dans l’espérance et  du courage pour l’annoncer à nos contemporains . ..
Notre Espérance fondamentale, c’est que la mort n’a pas le dernier mot. Vivre de l’Espérance, c’est se battre contre le mal qui subsiste, tout en sachant que le Christ l’a déjà vaincu.  

Toute la Commune de Peille et à travers elle, la communauté locale de La Grave de Peille, vient de perdre une amie très chère, en la personne d’
Yvette NICOLAÏ 

« Ce n’est pas en me disant : "Seigneur ! Seigneur !" qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père. »

Matthieu 16,21

On dirait que cette phrase a été écrite pour Toi, très chère Amie ; tu te classais toi-même dans les "catholiques non pratiquants", toi qui pourtant "pratiquais" l’Amour au quotidien, sans calcul, sans demi-mesure, sans désir de retour !

A toi maintenant la Paix et la Joie éternelles dans les bras de ton attente implicite!

Pensées à tous les tiens!

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12 avril 2018

Prières pour les malades

Chers frères et soeurs,

Aujourd'hui, nous vous demandons de prier pour notre soeur Yvette:

Prière pour « la guérison d'un Malade » à l’Enfant Jésus :
« Ô Jésus Enfant, Maître de la vie et de la mort, bien qu'indigne et pauvre pêcheur, je me prosterne devant Toi pour implorer la guérison de …Yvette N……………….. qui me tient tant à cœur. Celle pour qui je prie, souffre terriblement ; dans sa douleur, elle n'a pas d'autre issue que Toi qui es Tout-Puissant, en Toi, elle met tout son espoir. Soulage, Ô Médecin du Ciel, ses peines, délivre-la  de ses souffrances et donne-lui une santé parfaite, si cela est conforme à ta Volonté et pour le bien de son âme. Amen. »

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01 avril 2018

SAINTE FETE DE PAQUES

 

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Le Christ est ressuscité des morts ! Par sa mort il a vaincu la mort ! A ceux qui sont dans les tombeaux , Il a donné la vie ! Amen ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Qu’exulte désormais la troupe angélique des cieux ! Que soient célébrés dans l’allégresse les divins mystères, et que pour la victoire d’un si grand Roi résonne la trompe du Salut ! Que la Terre se réjouisse, irradiée de tant de splendeur et, illuminée de l’éclat du Roi éternel, qu’elle perçoive qu’elle a été délivrée des ténèbres sur toute sa surface !

Voici cette nuit dans laquelle le Christ, en brisant les chaînes de la mort, est remonté victorieux des enfers. O heureuse faute, qui nous a valu un tel Rédempteur !

Extrait de l’Exultet

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INFORMATION

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05 mars 2018

Amoris laetitia

Le cardinal Kasper sur Amoris laetitia : arrêtons de parler d'hérésies, les fidèles ont compris                                                                                                                                                                                                                                                                             

Publié le 5 Mars 2018

"La tradition n'est pas un lac stagnant, mais c'est comme une source, une rivière : c'est une chose vivante. L'Église est un organisme vivant et la tradition catholique toujours valide doit être traduite dans la situation actuelle. C'est le sens de la mise à jour dont parlait le Pape Jean XXIII". C'est ce qu'a déclaré le cardinal Walter Kasper, aujourd'hui âgé de 85 ans, interrogé par Vatican News comme le montre l’article d’Andrea Tornielli pour Vatican Insider ce lundi 5 mars 2018.

 

Le cardinal allemand vient d'envoyer le livre "Le Message d' Amoris Laetitia. Une discussion fraternelle" dans les bibliothèques et dans l'interview il affirme que les fidèles ont compris le message de l'exhortation apostolique, en invitant certains à arrêter avec les accusations d'hérésie. Kasper, dans les premières pages de son livre, souligne qu'Amoris laetitia n'est pas une doctrine nouvelle, mais un renouvellement créatif de la tradition au sens de la mise à jour dont parlait Jean XXIII

 

Á propos de la célèbre «note 351» d’Amoris laetitia sur l’admission aux sacrements des divorcés remariés, Kasper dit qu’elle doit être lue à la lumière du décret du concile de Trente sur l'Eucharistie. Comme le montre le cardinal : «Si ce n'est qu'un péché véniel, la personne peut être absoute et être admise au sacrement de l'Eucharistie. Cela correspond déjà à la doctrine du pape Jean-Paul II et, en ce sens, le pape François est en pleine continuité dans la foulée ouverte par le pape précédent. Je ne vois aucune raison de dire que c'est une hérésie.»

 

Le cardinal Kasper conclue ainsi : "Nous vivons aujourd'hui une période de violence sans précédent dans le monde. Beaucoup de gens sont blessés. Même dans les mariages - conclut le cardinal - il y a beaucoup de blessures. Les gens ont besoin de la miséricorde, de l'empathie et de la sympathie de l'Église en ces temps difficiles dans lesquels nous vivons aujourd'hui. Je pense que la miséricorde est la réponse aux signes de notre temps".

 

Pour le cardinal Walter Kasper Amoris laetitia est fidèle à la Tradition et il le montre avec le concile de Trente, ce qui risque d’être embarrassant pour ceux qui sont contre l’exhortation apostolique, démontrant ainsi que la Tradition chrétienne n’est pas rigide mais ouverte au renouvellement.  

 

Merci !

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20 février 2018

"une nouveauté" pour écouter tous les jeunes...

Pré-synode en mars : une "nouveauté" pour écouter tous les jeunes "sans exclusion"                                                                                                                                                                                                                                                                             

Publié le 17 Février 2018

Comme nous le montre cath.ch le vendredi 16 février 2018 que e pré-synode de mars prochain est une nouveauté pour écouter tous les jeunes “sans exclusion”, a affirmé le 16 février 2018 le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode. Le prélat italien présentait la réunion pré-synodale qui se tiendra à Rome, sept mois avant le véritable synode sur les jeunes.

 

Selon le cardinal Baldisseri, cette pré-rencontre réunira près de 300 jeunes du 19 au 24 mars. Les conférences épiscopales ainsi que les mouvements catholiques de jeunesse ont été invités à envoyer un à trois représentants. Si la plupart de ceux-ci sont catholiques, certains ne sont pas croyants.

 

De même, a souligné le cardinal Baldisseri, seront présents des jeunes ayant connu des situations difficiles, comme la prison ou la traite humaine. De plus, assisteront des jeunes issus de communautés catholiques comme le Chemin Neuf ou l’Emmanuel. Ou encore des jeunes engagés dans des organisations humanitaires ou politiques.

 

Ce format de rencontre, a souligné le prélat, est une “nouveauté”. Si des rencontres préparatoires à des synodes ont déjà existé, celle-ci veut aller plus loin pour faire du synode d’octobre une assemblée non seulement “pour les jeunes mais aussi des jeunes et avec les jeunes”. Le but est d’aider ceux-ci à “trouver le sens de leur vie”.

 

Au premier jour de ce pré-synode, les participants seront reçus par le pape François, qui répondra à quelques questions. Puis, les jeunes travailleront en six groupes linguistiques pour élaborer un document commun. Celui-ci sera remis au pontife le 25 mars lors de la messe des Rameaux et servira pour l’Instrumentum laboris, le document de travail pour les évêques réunis en octobre. Si seuls 300 jeunes seront présents à Rome, le Saint-Siège veut permettre à ceux du monde entier de participer en direct par l’intermédiaire des réseaux sociaux, en particulier Facebook et Twitter. Une inscription préalable à la rencontre est toutefois nécessaire.

 

Le cardinal Baldisseri est également revenu sur le questionnaire en ligne visant à recueillir des réponses du monde entier. 100 500 personnes ont répondu entièrement, ce dont il s’est déclaré satisfait. Sur ces réponses, plus de la moitié viennent d’Europe, 19% d’Amérique latine et 18% d’Afrique. Pour Stella Marillene Nishimwe, Burundaise de 23 ans participant à la rencontre, c’est par leurs contributions via les réseaux sociaux que les jeunes du continent africain pourront éviter d’être sous-représentés.

 

Par ailleurs, le cardinal italien a confirmé que “presque tous” les auditeurs du synode d’octobre seront des jeunes. En revanche, la liste des pères synodaux n’est pas encore établie, a-t-il affirmé.

 

Un autre sujet est venu, celui de la polémique sur le MRJC comme le montre l’article du vendredi 16 février de cath.ch : «Pré-synode des jeunes : le cardinal Baldisseri et la polémique franco-française sur le MRJC». Le secrétaire général du Synode, le cardinal Lorenzo Baldisseri, a répondu le 16 février 2018 aux critiques surgies en France concernant la participation de l’un des trois représentants choisis par les évêques français à la réunion pré-synodale qui se tiendra à Rome, sept mois avant le véritable synode sur les jeunes.

 

Le prélat italien, évoquant les critères de choix des jeunes à la rencontre pré-synodale du mois de mars, a affirmé : “Nous avons laissé la liberté aux conférences épiscopales de choisir leur représentants”, a-t-il expliqué en évoquant la polémique sur la participation d’un jeune de 24 ans, membre du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC).

 

Dans un communiqué du 19 janvier, cette association avait affirmé un droit à l’avortement, avant de nuancer sa position contraire à l’enseignement de l’Église. Ce jeune homme, a expliqué le prélat, n’est pas un dirigeant du MRJC. “Il vient à titre personnel, ne représente pas le MRJC mais la Conférence des évêques de France”, a-t-il insisté.

 

Mais tout cela est bien beau, surtout quand on voit que ce pré-synode est noyauté par les communautés nouvelles (le Chemin Neuf ou l’Emmanuel) et il faudra voir si cette jeunesse représente vraiment les jeunes à laquelle l’Église prétend parler. Peut-être devrait-elle écouter Mgr Martin Werlen comme le montre son interview dans cath.ch de ce samedi 17 février : «Mgr Werlen: Les 'absents' ont des choses à dire à l'Eglise».

 

L’Église doit se mettre davantage à l’écoute de ceux qui se sont éloignés d’elle. Elle doit sortir de ses palais et aller vers les personnes dans le besoin, dit Martin Werlen, abbé émérite d’Einsiedeln. Son nouveau livre Zu spät (Trop tard), paru en allemand, secoue l’Église. Pour Mgr Werlen, «Trop tard signifie que nous sommes dans le désert. Avec la baisse du nombre de fidèles, le manque d’assistants pastoraux, l’Eglise vit des expériences de désert. Et l’Eglise doit se confronter à cela. Ce n’est qu’ainsi qu’elle sera en mesure de comprendre ce que Dieu veut lui dire.»

 

Il signale que «Le concile Vatican II avait déjà affirmé clairement que l’Esprit de Dieu agit aussi en dehors de l’Eglise. Mais au sein de l’Eglise, il y a des gens qui ont beaucoup de peine avec cette idée. Pour eux, cela ne doit pas exister. J’ai été choqué, récemment, lorsqu’un évêque a fait part, dans un article, de sa difficulté en apprenant que, pour le prochain Synode des jeunes, le pape François avait invité des jeunes qui s’étaient détournés de l’Église, plutôt qu’uniquement des jeunes proches de l’Église. C’est justement cette expérience du désert que le pape veut amener au Synode.»

 

Il montre sagement que «Beaucoup de personnes qui ont quitté l’Église ont de bonnes raisons de l’avoir fait. Elles ne comprennent pas la langue, elles ne se sentent pas rejointes, elles ne peuvent pas faire part de leurs besoins, elles ont fait des expériences qui les ont blessées. Saint Benoît disait à l’adresse de l’abbé du monastère: “Quand un hôte fait une critique, réfléchis-y sagement, pour savoir si ce n’est pas lui que le Seigneur envoie justement pour cela”. C’est une attitude à avoir pour faire face à ceux qui adressent une critique.» Pour lui, «Nous devons sortir de nos sécurités et des palais où nous nous trouvons. Nous devons cheminer tout à fait normalement avec les gens.»

 

Intelligemment, il nous fait savoir que «La Tradition, c’est la fidélité à Jésus-Christ à travers les vicissitudes du temps. Les traditions sont des manières d’exprimer cette fidélité à un moment donné. Nous ne devons pas renoncer à la Tradition. Mais les traditions doivent être abandonnées, lorsqu’elles se mettent en travers de la Tradition.» Pour résoudre les problèmes dans l’Église, il donne une solution : «Quand un évêque dit: “Dans ce domaine, l’Église n’a pas de compétence, là nous ne pouvons rien dire”, un signal d’alarme s’allume chez moi. Dans l’Ecriture, je n’ai encore jamais trouvé de situations où des personnes rencontrent Dieu ou Jésus et reçoivent une telle réponse. Cela équivaudrait à l’attitude des pharisiens qui disent : “C’est le shabbat et durant le shabbat, on ne peut guérir personne”. Pour Jésus, la personne est plus importante que le shabbat. Suivre Jésus, cela signifie aider la personne dans le besoin, pour qu’elle puisse reprendre souffle. Quand des personnes sont en détresse, l’Eglise a le devoir d’élever la voix.»

 

Il propose aussi de rénover le bâtiment : «L’édifice actuel proclame un message de pouvoir. Aujourd’hui, nous aimerions annoncer un autre message. Un des pas les plus importants du pape François a consisté, au Vatican, à quitter le palais pour aller habiter dans la maison d’hôtes. Son engagement en faveur des pauvres et des réfugiés ne serait pas crédible s’il n’avait pas, en même temps, fait ce geste. Est-ce que ce ne devrait pas être valable pour nous aussi ?» «Je suis convaincu qu’une communauté gagne en crédibilité si elle a le courage de lâcher prise», dit-il. Il conclue en disant : «Il va sans dire que beaucoup de formes et d’institutions ecclésiales peuvent disparaître sans que ne s’effondre ce qui est profondément enraciné dans l’Église.»

 

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06 février 2018

Pour une Eglise en bonne santé....

Mission Azur : Pour une Église en bonne santé

270 personnes se sont rassemblées dimanche 4 février en l’église Saint-Marc à Nice pour cette nouvelle étape de Mission Azur. Prêtres, diacres, responsables de services et mouvements d’Église, paroissiens et quelques jeunes ont partagé et médité ensemble.

Après un accueil chaleureux par les membres de la paroisse Saintes-Marguerite, l’après-midi démarra en chants et prières, un temps animé par les jeunes professionnels de l’aumônerie de Sophia Antipolis, SophiaDeo. Le père Cyril Geley, membre de la commission Mission Azur, a ensuite rappelé le contexte de cette année pastorale, son lancement en septembre dernier et les différentes étapes déjà franchies. Le rassemblement de ce jour est un petit pas de plus sur le chemin parcouru ensemble.

Pour rappel, Mission Azur souhaite proposer à chaque chrétien une vie personnelle et communautaire, habitée par le souffle de l’Esprit-Saint et reposant sur les 5 essentiels de la vie de Jésus. + Adoration : Aimer Dieu, se tenir en sa présence, se laisser aimer par Lui. Prier, célébrer, louer, rendre grâce, intercéder… personnellement, en petit groupe et en communauté par des liturgies attirantes, inspirantes et adaptées. + Fraternité : Vivre l’amour du prochain et de soi-même, l’accueil et le soutien mutuels dans des petits groupes d’Église (équipe, maisonnée). Cette fraternité favorise l’intégration dans la communauté. + Formation : Grandir. Poursuivre la conversion de son cœur, développer son intelligence de la foi, discerner et cultiver ses talents et charismes. + Service : S’engager dans la communauté pour en servir la vitalité et la fécondité. Discerner les charismes, favoriser la prise de responsabilité du plus grand nombre, appeler à s’engager. La communauté s’organise pour accomplir efficacement sa mission interne et externe. + Évangélisation : Annoncer Jésus-Christ mort et ressuscité pour nous (le kérygme) à ceux qui ne le connaissent pas. Conduire à Lui. Faire découvrir l’amour de Jésus.

Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d’hommes Mt (4, 19)

Deux curés, accompagnés de laïcs engagés, ont témoigné des actions entreprises dans leurs paroisses, avec les joies et difficultés rencontrées. Le père Benoît Parent, doyen de la Plaine du Var, est curé de Saint-Benoît-les-Oliviers et administrateur de Saint Sébastien. «Depuis presque deux, ce que j’essaie de faire finalement est ma vocation de prêtre. Nous sommes devenus prêtres pour annoncer Jésus Christ, le donner, faire l’expérience de sa rencontre.» Sans idées préconçues, la paroisse observe ce qui marche ailleurs. L’expérience du Parcours Alpha, en préparant la communauté paroissiale avant tout. Le besoin de créer des groupes de fraternité pour se questionner. Aller chercher de nouvelles personnes vers l’extérieur. Nécessité de l’investissement de chacun pour une vraie conversion. «Que Mission Azur soit pour toute l’Église de Nice une nouvelle Pentecôte.» Le père Franklin Parmentier, doyen des Pays de Lérins, est curé depuis 6 ans de Saint-Vincent-de-Lérins. Il témoigna de sa découverte de la paroisse et du travail avec les laïcs engagés. La paroisse a alors tenté le Parcours Alpha pour proposer la rencontre avec Dieu. De même, des TOP tables ouvertes paroissiales sont organisées. Des bilans pour faire de petits pas vers Jésus. Pour changer les choses, on commence par soi-même. Équilibrer sa vie avec le Christ pour avancer et croître. Les 5 essentiels selon l’alphabet : A adoration, B belle communauté, C charité, D disciples qui se forment, E évangélisation.

Un questionnaire fut alors proposé à l’assistance, un auto-diagnostic à partir des 5 essentiels. Une occasion de savoir où personnellement nous nous trouvons et comment avancer sur ce chemin et que faire pour améliorer l’équilibre des 5 essentiels.

Puis Bérénice Gerbeaux, de la commission Mission Azur, a repris les 5 essentiels, non pas pour les expliquer à nouveau mais pour les inclure dans un processus, celui de la formation de disciples-missionnaires. Un corps sain pour une Église en bonne santé. + Conversion : Rencontre personnelle avec le Christ. + Fraternité : Intégrer un petit groupe. + Formation : Suivre le Christ. + Service : À quoi suis-je appelé ? + Évangélisation : Témoigner du Christ

Mgr André Marceau, évêque de Nice, a conclu ce rassemblement avec des mots forts. «Mission Azur est avant tout une démarche de fidélité à une mission, elle est aussi promesse, espérance et vérité pour notre diocèse.» Mission Azur est aussi une affaire d’amour, de Dieu qui nous presse, du Christ qui a donné sa vie, de l’Église et des compagnons de route. Annoncer l’évangile pour nous, baptisés et aussi pour notre monde. Chaque petit pas fait grandir toute l’Église.

«Je veux donner à Mission Azur un parrain et une marraine». Le 26 janvier, le pape François a ouvert la voie à la béatification des 19 martyres d’Algérie. Parmi eux, le père Christian Chessel, père blanc missionnaire d’Afrique, tué le 27 décembre 1994 à Tizi Ouzou à l’âge de 36 ans. Il avait été ordonné prêtre à la cathédrale Sainte Reparate, à Nice, en juin 1992. À Christian Chessel, Mgr Marceau confie cette aventure missionnaire de l’Église dans laquelle il a grandi sa foi et sa vocation. Le même jour, le pape François a décrété Vénérable Madeleine Delbrêl, assistance sociale dans le Val de Marne. Morte 1964, elle fut présence d’Église en milieu communiste de la région parisienne. L’étudiante athée de la Sorbonne, éblouie par Dieu à l’âge de 20 ans, se convertit et se mit au service d’un monde ouvrier. «Qu’elle nous aide à être le Christ ici, celui qui sort pour aller ailleurs.» Ils ont été l’un et l’autre homme et femme de dialogue avec ceux mis sur leur route respective : fidélité à Dieu par la fidélité aux personnes.

 

PROCHAINE DATE…

Un corps saint…

DIMANCHE

10 JUIN 2018

De 14h30 à 18h

CENTRE PASTORAL PAUL VI

VALBONNE SOPHIA ANTIPOLIS

 

"J'invite chacun a être audacieux et créatif dans ce devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes évangélisatrices de leurs propres communautés"...

Pape François

 

 PS: Sur le site du diocèse de Nice, possibilité de télécharger le petit guide ...

 

Capturel

 

 

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