Paroisse St Pierre-St Paul

06 février 2018

Pour une Eglise en bonne santé....

Mission Azur : Pour une Église en bonne santé

270 personnes se sont rassemblées dimanche 4 février en l’église Saint-Marc à Nice pour cette nouvelle étape de Mission Azur. Prêtres, diacres, responsables de services et mouvements d’Église, paroissiens et quelques jeunes ont partagé et médité ensemble.

Après un accueil chaleureux par les membres de la paroisse Saintes-Marguerite, l’après-midi démarra en chants et prières, un temps animé par les jeunes professionnels de l’aumônerie de Sophia Antipolis, SophiaDeo. Le père Cyril Geley, membre de la commission Mission Azur, a ensuite rappelé le contexte de cette année pastorale, son lancement en septembre dernier et les différentes étapes déjà franchies. Le rassemblement de ce jour est un petit pas de plus sur le chemin parcouru ensemble.

Pour rappel, Mission Azur souhaite proposer à chaque chrétien une vie personnelle et communautaire, habitée par le souffle de l’Esprit-Saint et reposant sur les 5 essentiels de la vie de Jésus. + Adoration : Aimer Dieu, se tenir en sa présence, se laisser aimer par Lui. Prier, célébrer, louer, rendre grâce, intercéder… personnellement, en petit groupe et en communauté par des liturgies attirantes, inspirantes et adaptées. + Fraternité : Vivre l’amour du prochain et de soi-même, l’accueil et le soutien mutuels dans des petits groupes d’Église (équipe, maisonnée). Cette fraternité favorise l’intégration dans la communauté. + Formation : Grandir. Poursuivre la conversion de son cœur, développer son intelligence de la foi, discerner et cultiver ses talents et charismes. + Service : S’engager dans la communauté pour en servir la vitalité et la fécondité. Discerner les charismes, favoriser la prise de responsabilité du plus grand nombre, appeler à s’engager. La communauté s’organise pour accomplir efficacement sa mission interne et externe. + Évangélisation : Annoncer Jésus-Christ mort et ressuscité pour nous (le kérygme) à ceux qui ne le connaissent pas. Conduire à Lui. Faire découvrir l’amour de Jésus.

Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d’hommes Mt (4, 19)

Deux curés, accompagnés de laïcs engagés, ont témoigné des actions entreprises dans leurs paroisses, avec les joies et difficultés rencontrées. Le père Benoît Parent, doyen de la Plaine du Var, est curé de Saint-Benoît-les-Oliviers et administrateur de Saint Sébastien. «Depuis presque deux, ce que j’essaie de faire finalement est ma vocation de prêtre. Nous sommes devenus prêtres pour annoncer Jésus Christ, le donner, faire l’expérience de sa rencontre.» Sans idées préconçues, la paroisse observe ce qui marche ailleurs. L’expérience du Parcours Alpha, en préparant la communauté paroissiale avant tout. Le besoin de créer des groupes de fraternité pour se questionner. Aller chercher de nouvelles personnes vers l’extérieur. Nécessité de l’investissement de chacun pour une vraie conversion. «Que Mission Azur soit pour toute l’Église de Nice une nouvelle Pentecôte.» Le père Franklin Parmentier, doyen des Pays de Lérins, est curé depuis 6 ans de Saint-Vincent-de-Lérins. Il témoigna de sa découverte de la paroisse et du travail avec les laïcs engagés. La paroisse a alors tenté le Parcours Alpha pour proposer la rencontre avec Dieu. De même, des TOP tables ouvertes paroissiales sont organisées. Des bilans pour faire de petits pas vers Jésus. Pour changer les choses, on commence par soi-même. Équilibrer sa vie avec le Christ pour avancer et croître. Les 5 essentiels selon l’alphabet : A adoration, B belle communauté, C charité, D disciples qui se forment, E évangélisation.

Un questionnaire fut alors proposé à l’assistance, un auto-diagnostic à partir des 5 essentiels. Une occasion de savoir où personnellement nous nous trouvons et comment avancer sur ce chemin et que faire pour améliorer l’équilibre des 5 essentiels.

Puis Bérénice Gerbeaux, de la commission Mission Azur, a repris les 5 essentiels, non pas pour les expliquer à nouveau mais pour les inclure dans un processus, celui de la formation de disciples-missionnaires. Un corps sain pour une Église en bonne santé. + Conversion : Rencontre personnelle avec le Christ. + Fraternité : Intégrer un petit groupe. + Formation : Suivre le Christ. + Service : À quoi suis-je appelé ? + Évangélisation : Témoigner du Christ

Mgr André Marceau, évêque de Nice, a conclu ce rassemblement avec des mots forts. «Mission Azur est avant tout une démarche de fidélité à une mission, elle est aussi promesse, espérance et vérité pour notre diocèse.» Mission Azur est aussi une affaire d’amour, de Dieu qui nous presse, du Christ qui a donné sa vie, de l’Église et des compagnons de route. Annoncer l’évangile pour nous, baptisés et aussi pour notre monde. Chaque petit pas fait grandir toute l’Église.

«Je veux donner à Mission Azur un parrain et une marraine». Le 26 janvier, le pape François a ouvert la voie à la béatification des 19 martyres d’Algérie. Parmi eux, le père Christian Chessel, père blanc missionnaire d’Afrique, tué le 27 décembre 1994 à Tizi Ouzou à l’âge de 36 ans. Il avait été ordonné prêtre à la cathédrale Sainte Reparate, à Nice, en juin 1992. À Christian Chessel, Mgr Marceau confie cette aventure missionnaire de l’Église dans laquelle il a grandi sa foi et sa vocation. Le même jour, le pape François a décrété Vénérable Madeleine Delbrêl, assistance sociale dans le Val de Marne. Morte 1964, elle fut présence d’Église en milieu communiste de la région parisienne. L’étudiante athée de la Sorbonne, éblouie par Dieu à l’âge de 20 ans, se convertit et se mit au service d’un monde ouvrier. «Qu’elle nous aide à être le Christ ici, celui qui sort pour aller ailleurs.» Ils ont été l’un et l’autre homme et femme de dialogue avec ceux mis sur leur route respective : fidélité à Dieu par la fidélité aux personnes.

 

PROCHAINE DATE…

Un corps saint…

DIMANCHE

10 JUIN 2018

De 14h30 à 18h

CENTRE PASTORAL PAUL VI

VALBONNE SOPHIA ANTIPOLIS

 

"J'invite chacun a être audacieux et créatif dans ce devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes évangélisatrices de leurs propres communautés"...

Pape François

 

 PS: Sur le site du diocèse de Nice, possibilité de télécharger le petit guide ...

 

Capturel

 

 

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29 janvier 2018

Mission Azur

Mission Azur : dimanche 4 février

Une nouvelle étape pour Mission Azur : nous sommes tous conviés dimanche 4 février à Nice !

Sous l’impulsion de son évêque, Mgr André Marceau, l’Église catholique des Alpes-Maritimes est en chemin. L’année pastorale fut lancée le 24 septembre dernier avec Mission Azur, articulée autour des 5 essentiels de la vie de Jésus : la prière, l’accueil, l’enseignement, le service et l’annonce.

Prochaine étape : rendez-vous dimanche 4 février en l’église Saint Marc (180, boulevard Napoléon-III) à Nice de 14h30 à 17h30, en présence de Mgr Marceau, pour un temps de célébration, méditation de la Parole, témoignages et partage.

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16 janvier 2018

l'unité des chrétiens

18-25 janvier : Semaine de prière pour l’unité chrétienne

Notre force, c’est le Seigneur !

Pourquoi prier pour l’unité ? Depuis le commencement du christianisme, les chrétiens n’ont cessé de se diviser en de multiples Églises et communautés ecclésiales. On y distingue trois grandes familles : orientaux et orthodoxes, catholiques, anglicans et protestants.

Au début du 20e siècle, le mouvement s’est inversé. Pour le témoignage de l’Évangile dans le monde, les chrétiens aspirent aujourd’hui à leur unité visible dans une même foi et une même communion eucharistique. Quand nous expérimentons la souffrance vive des séparations, nous désirons travailler à l’unité. Que faire devant l’ampleur de cette tâche ? L’histoire montre notre incapacité naturelle à garder l’unité et notre impuissance à la rétablir quand elle est brisée. « Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, les bâtisseurs travaillent en vain », Psaume 127. Nous prions le Père pour obtenir de lui l’unité comme un don.

La Semaine de prière pour l’unité chrétienne se déroule du 18 au 25 janvier. Une semaine vécue dans le monde entier pendant laquelle les chrétiens de toutes confessions se rassemblent et prient pour leur unité. Une mise en œuvre concrète de l’œcuménisme.

Cette année, les Églises des Caraïbes nous invitent à prier avec un thème issu du cantique de Moïse et Myriam en Ex 15,1-21. Ce chant de louange célèbre la libération de l’esclavage en Égypte et la victoire de la main de Dieu sur les ennemis des Hébreux. Augustin voyait dans le passage de la mer Rouge une figure du baptême et dans la mort des Égyptiens la destruction des péchés. Le thème est formulé ainsi en français : « Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur ».

Programme des célébrations dans les Alpes-Maritimes et Monaco (non exhaustif)

+ Jeudi 18 janvier à 18h30                  Monastère des Clarisses (30, avenue Sainte-Colette) à Nice + Vendredi 19 janvier à 18h30            Église orthodoxe grecque Saint Spyridon (2, avenue Desambrois) à Nice + Vendredi 19 janvier à 20h                Église anglicane Holy Trinity Church (2-4, av. Général Ferrié) à Cannes + Samedi 20 janvier de 15h à 17h      Temple Saint Esprit (21, boulevard Victor Hugo) à Nice + Samedi 20 janvier à 18h                  Église Saint-Nicolas (place du Campanin) à Monaco + Samedi 20 janvier à 18h30              Cathédrale de Vence + Samedi 20 janvier à 20h                  Église évangélique (89, rue Georges Clemenceau) à Cannes + Dimanche 21 janvier à 14h45          Abbaye Saint Honorat en baie de Cannes + Dimanche 21 janvier à 16h30      Célébration principale au sanctuaire du Sacré-Cœur (29, rue de la Buffa) à Nice + Lundi 22 janvier à 19h                     Chapiteau du cirque dans le cadre du 42e Festival International du Cirque de Monte-Carlo (Espace Fontvieille) + Mardi 23 janvier à 18h30                 Église Saint Roch (place Saint Roch) à Nice + Mercredi 24 janvier à 18h30            Église anglicane Holy Trinity Church (11 Rue de la Buffa) à Nice + Jeudi 25 janvier à 18h30                  Armée du Salut (35, bd Dubouchage) à Nice

À Grasse, trois partages bibliques œcuméniques sont proposés à l’occasion de la Semaine de prière. Trois mercredis de suite, ces temps seront animés par le père Cyril Geley, curé de Saint Honorat et le pasteur Christian Barbéry, président du consistoire, autour du thème des Psaumes.

Une célébration œcuménique au Festival International du Cirque de Monte-Carlo

Dès l’inauguration du festival, en 1974, une messe dominicale fut célébrée sous le chapiteau en présence du Prince Rainier III et de la famille princière. Dès la 2e édition, une dimension œcuménique apparaît dans les vœux de nouvel an adressés par les communautés chrétiennes de notre région. Le troisième festival fut salué, cette fois, par un message commun des Églises anglicane, arménienne, catholique, réformée, orthodoxes grecque et russe.

En raison de l’ampleur prise par la prestigieuse manifestation monégasque et de l’occupation de plus en plus contraignante de la piste pour les répétitions, l’organisation de cette messe dut être interrompue. Avec l’extension du terre-plein de Fontvieille, la proximité du récent chapiteau et de l’église Saint-Nicolas offrit à nouveau la possibilité de convier, sur place, les artistes et leurs accompagnants à une eucharistie proposée en semaine.

Puis, au terme de la dernière célébration de 2001, une réflexion s’engagea entre le père Alain Goinot, curé de la paroisse, le père Patrick Keppel, délégué à la communication, à la culture et à l’œcuménisme, ainsi qu’avec des prêtres chargés de la pastorale des cirques : était-il raisonnable de continuer à inviter à un office catholique, des artistes qui, pour la plupart, étaient d’autres confessions ? Fallait-il pour autant, dans un pays où la réalité religieuse est largement prise en compte, se priver d’un moment de communion spirituelle entre croyants de toutes obédiences ?

La réponse fut immédiatement suggérée par la coïncidence des dates du festival et de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens : une célébration réunissant les représentants des différentes Églises, avec le concours d’artistes du cirque, de diverses chorales et la participation de nombreux fidèles venus de toute la région. La première édition eu donc lieu le 21 janvier 2002, présidée par Mgr Bernard Barsi, archevêque de Monaco.

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01 janvier 2018

des hommes et des femmes en quête de paix...

« Des hommes et des femmes en quête de paix »: message du pape François pour le 1er janvier 2018 (texte complet)

«Je vous invite à les regarder»

 

Migrants, Croatie, 2015 - Cortesia JRS

« Je vous invite à les regarder », demande le pape François dans son message pour la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2018, sur le thème : « Les migrants et les réfugiés: des hommes et des femmes en quête de paix ».

Dans le texte publié le 24 novembre 2017, le pape plaide la cause des « plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés », ce qui, regroupés, représenterait la population d’un pays immense.

En présentant le message, le père Michael Czerny a insisté sur l’alliance, chez le pape, de la compassion et de la prudence.

Pour le pape, la paix du monde est en jeu, et il encourage la contribution de l’Eglise aux « deux pactes mondiaux » que l’ONU prépare pour 2018 : « l’un, pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, et l’autre concernant les réfugiés ».

Dans son message le pape dit 7 fois « je » : il s’engage en première personne lorsqu’il écrit : « Je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance, comme une occasion de construire un avenir de paix ».

Les paroles peuvent être difficile à entendre et encore plus à mettre en pratique : « regarder », « avec un regard rempli de confiance ». Mais l’enjeu est de taille : « une occasion de construire un avenir de paix ».

C’est peut-être le passage le plus original du message que cette invitation à la « contemplation », indispensable fondement du discernement en vue de l’action.

AB

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA CÉLÉBRATION DE LA  LIe JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX

1er JANVIER 2018

Les migrants et les réfugiés : des hommes et des femmes en quête de paix

  1. Meilleurs vœux de paix

Que la paix soit sur toutes les personnes et toutes les nations de la terre ! Cette paix, que les anges annoncent aux bergers la nuit de Noël,[1] est une aspiration profonde de tout le monde et de tous les peuples, surtout de ceux qui souffrent le plus de son absence. Parmi ceux-ci, que je porte dans mes pensées et dans ma prière, je veux une fois encore rappeler les plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés. Ces derniers, comme l’a affirmé mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, « sont des hommes et des femmes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées qui cherchent un endroit où vivre en paix ».[2] Pour le trouver, beaucoup d’entre eux sont disposés à risquer leur vie au long d’un voyage qui, dans la plupart des cas, est aussi long que périlleux ; ils sont disposés à subir la fatigue et les souffrances, à affronter des clôtures de barbelés et des murs dressés pour les tenir loin de leur destination.

Avec un esprit miséricordieux, nous étreignons tous ceux qui fuient la guerre et la faim ou qui sont contraints de quitter leurs terres à cause des discriminations, des persécutions, de la pauvreté et de la dégradation environnementale.

Nous sommes conscients qu’ouvrir nos cœurs à la souffrance des autres ne suffit pas. Il y aura beaucoup à faire avant que nos frères et nos sœurs puissent recommencer à vivre en paix dans une maison sûre. Accueillir l’autre exige un engagement concret, une chaîne d’entraide et de bienveillance, une attention vigilante et compréhensive, la gestion responsable de nouvelles situations complexes qui, parfois, s’ajoutent aux autres problèmes innombrables déjà existants, ainsi que des ressources qui sont toujours limitées. En pratiquant la vertu de prudence, les gouvernants sauront accueillir, promouvoir, protéger et intégrer, en établissant des dispositions pratiques, « dans la mesure compatible avec le bien réel de leur peuple, …[pour] s’intégrer ».[3] Ils ont une responsabilité précise envers leurs communautés, dont ils doivent assurer les justes droits et le développement harmonieux, pour ne pas être comme le constructeur imprévoyant qui fit mal ses calculs et ne parvint pas à achever la tour qu’il avait commencé à bâtir.[4]

  1. Pourquoi tant de réfugiés et de migrants ?

En vue du Grand Jubilé pour les 2000 ans depuis l’annonce de paix des anges à Bethléem, saint Jean-Paul II interpréta le nombre croissant des réfugiés comme une des conséquences d’« une interminable et horrible succession de guerres, de conflits, de génocides, de “ purifications ethniques ”»,[5] qui avaient marqué le XXème siècle. Le nouveau siècle n’a pas encore connu de véritable tournant : les conflits armés et les autres formes de violence organisée continuent de provoquer des déplacements de population à l’intérieur des frontières nationales et au-delà de celles-ci.

Mais les personnes migrent aussi pour d’autres raisons, avant tout par « désir d’une vie meilleure, en essayant très souvent de laisser derrière eux le “ désespoir ” d’un futur impossible à construire ».[6] Certains partent pour rejoindre leur famille, pour trouver des possibilités de travail ou d’instruction : ceux qui ne peuvent pas jouir de ces droits ne vivent pas en paix. En outre, comme je l’ai souligné dans l’Encyclique Laudato si’, « l’augmentation du nombre de migrants fuyant la misère, accrue par la dégradation environnementale, est tragique».[7]

La majorité migre en suivant un parcours régulier, tandis que d’autres empruntent d’autres voies, surtout à cause du désespoir, quand leur patrie ne leur fournit pas de sécurité ni d’opportunités et que toute voie légale semble impraticable, bloquée ou trop lente.

Dans de nombreux pays de destination, une rhétorique s’est largement diffusée en mettant en exergue les risques encourus pour la sécurité nationale ou le poids financier de l’accueil des nouveaux arrivants, méprisant ainsi la dignité humaine qui doit être reconnue pour tous, en tant que fils et filles de Dieu. Ceux qui fomentent la peur des migrants, parfois à des fins politiques, au lieu de construire la paix sèment la violence, la discrimination raciale et la xénophobie, sources de grande préoccupation pour tous ceux qui ont à cœur la protection de chaque être humain.[8]

Tous les éléments dont dispose la communauté internationale indiquent que les migrations globales continueront à caractériser notre avenir. Certains les considèrent comme une menace. Moi, au contraire, je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance, comme une occasion de construire un avenir de paix.

  1. Avec un regard contemplatif

La sagesse de la foi nourrit ce regard, capable de prendre conscience que nous appartenons tous « à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre, dont la destination est universelle, comme l’enseigne la doctrine sociale de l’Église. C’est ici que trouvent leur fondement la solidarité et le partage ».[9] Ces mots nous renvoient à l’image de la Jérusalem nouvelle. Le livre du prophète Isaïe (ch. 60) et celui de l’Apocalypse (ch. 21) la décrivent comme une cité dont les portes sont toujours ouvertes, afin de laisser entrer les gens de toute nation, qui l’admirent et la comblent de richesses. La paix est le souverain qui la guide et la justice le principe qui gouverne la coexistence de tous en son sein.

Il nous faut également porter ce regard contemplatif sur la ville où nous vivons, « c’est-à-dire un regard de foi qui découvre ce Dieu qui habite dans ses maisons, dans ses rues, sur ses places [… en promouvant] la solidarité, la fraternité, le désir du bien, de vérité, de justice »[10] ; en d’autres termes, en réalisant la promesse de la paix.

En observant les migrants et les réfugiés, ce regard saura découvrir qu’ils n’arrivent pas les mains vides : ils apportent avec eux un élan de courage, leurs capacités, leurs énergies et leurs aspirations, sans compter les trésors de leurs cultures d’origine. De la sorte, ils enrichissent la vie des nations qui les accueillent. Ce regard saura aussi découvrir la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui, dans tous les coins du monde, ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les ressources sont loin d’être abondantes.

Enfin, ce regard contemplatif saura guider le discernement des responsables du bien public, afin de pousser les politiques d’accueil jusqu’au maximum « de la mesure compatible avec le bien réel de leur peuple »,[11] c’est-à-dire en considérant les exigences de tous les membres de l’unique famille humaine et le bien de chacun d’eux.

Ceux qui sont animés par ce regard seront capables de reconnaître les germes de paix qui pointent déjà et ils prendront soin de leur croissance. Ils transformeront ainsi en chantiers de paix nos villes souvent divisées et polarisées par des conflits qui ont précisément trait à la présence de migrants et de réfugiés.

  1. Quatre pierres angulaires pour l’action

Offrir à des demandeurs d’asile, à des réfugiés, à des migrants et à des victimes de la traite d’êtres humains une possibilité de trouver cette paix qu’ils recherchent, exige une stratégie qui conjugue quatre actions : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.[12]

« Accueillir » rappelle l’exigence d’étendre les possibilités d’entrée légale, de ne pas repousser des réfugiés et des migrants vers des lieux où les attendent persécutions et violences, et d’équilibrer le souci de la sécurité nationale par la protection des droits humains fondamentaux. L’Écriture nous rappelle ceci : « N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges ».[13]

« Protéger » rappelle le devoir de reconnaître et de garantir l’inviolable dignité de ceux qui fuient un danger réel en quête d’asile et de sécurité, et d’empêcher leur exploitation. Je pense, en particulier, aux femmes et aux enfants qui se trouvent dans des situations où ils sont plus exposés aux risques et aux abus qui vont jusqu’à faire d’eux des esclaves. Dieu ne fait pas de discrimination : « Le Seigneur protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin ».[14]

« Promouvoir » renvoie au soutien apporté au développement humain intégral des migrants et des réfugiés. Parmi les nombreux instruments qui peuvent aider dans cette tâche, je désire souligner l’importance d’assurer aux enfants et aux jeunes l’accès à tous les niveaux d’instruction : de cette façon, ils pourront non seulement cultiver et faire fructifier leurs capacités, mais ils seront aussi davantage en mesure d’aller à la rencontre des autres, en cultivant un esprit de dialogue plutôt que de fermeture et d’affrontement. La Bible nous enseigne que Dieu « aime l’étranger et lui donne nourriture et vêtement » ; par conséquent, elle exhorte ainsi : « Aimez donc l’étranger, car au pays d’Égypte vous étiez des étrangers ».[15]

« Intégrer », enfin, signifie permettre aux réfugiés et aux migrants de participer pleinement à la vie de la société qui les accueille, en une dynamique d’enrichissement réciproque et de collaboration féconde dans la promotion du développement humain intégral des communautés locales. Comme l’écrit saint Paul : « Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu ».[16]

  1. Une proposition pour deux Pactes internationaux

Je souhaite de tout cœur que cet esprit anime le processus qui, tout au long de l’année 2018, conduira à la définition et l’approbation par les Nations-Unies de deux pactes mondiaux : l’un, pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, et l’autre concernant les réfugiés. En tant qu’accords adoptés au niveau mondial, ces pactes constitueront un cadre de référence pour avancer des propositions politiques et mettre en œuvre des mesures pratiques. Voilà pourquoi il est important qu’ils soient inspirés par la compassion, la prévoyance et le courage, de façon à saisir toute occasion de faire progresser la construction de la paix : c’est la condition pour que le réalisme nécessaire de la politique internationale ne devienne pas une soumission au cynisme et à la mondialisation de l’indifférence.

Le dialogue et la coordination constituent, en effet, une nécessité et un devoir spécifiques de la communauté internationale. Au-delà des frontières nationales, il est également possible que des pays moins riches puissent accueillir un plus grand nombre de réfugiés ou de mieux les accueillir, si la coopération internationale leur assure la disponibilité des fonds nécessaires.

La Section Migrants et Réfugiés du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral a suggéré 20 points d’action[17] pouvant servir de pistes concrètes pour l’application de ces quatre verbes dans les politiques publiques, ainsi que pour le comportement et l’action des communautés chrétiennes. Ces contributions, comme d’autres, entendent exprimer l’intérêt de l’Église catholique envers le processus qui conduira à l’adoption de ces pactes mondiaux des Nations Unies. Cet intérêt confirme une sollicitude pastorale plus générale, qui est née avec l’Église et se poursuit à travers ses multiples œuvres jusqu’à nos jours.

  1. Pour notre maison commune

Les paroles de saint Jean-Paul II nous inspirent : « Si le “ rêve ” d’un monde en paix est partagé par de nombreuses personnes, si l’on valorise la contribution des migrants et des réfugiés, l’humanité peut devenir toujours plus la famille de tous et notre Terre une véritable “ maison commune ” ».[18] Dans l’histoire, beaucoup ont cru en ce « rêve » et ceux qui l’ont vécu témoignent qu’il ne s’agit pas d’une utopie irréalisable.

Parmi eux, il faut mentionner sainte Françoise-Xavière Cabrini, dont nous fêtons en cette année 2017 le centenaire de sa naissance au ciel. Aujourd’hui, 13 novembre, de nombreuses communautés ecclésiales célèbrent sa mémoire. Cette grande petite femme, qui consacra sa vie au service des migrants, devenant ensuite leur patronne céleste, nous a enseigné comment nous pouvons accueillir, protéger, promouvoir et intégrer nos frères et sœurs. Par son intercession, que le Seigneur nous accorde à tous de faire l’expérience que « c’est dans la paix qu’est semé la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix ».[19]

Du Vatican, le 13 novembre 2017 En la fête de sainte Françoise-Xavière Cabrini, Patronne des migrants

François

[1] Luc 2,14.

[2] Benoît XVI, Angélus, 15 janvier 2012.

[3] Jean XXIII, Lett. enc. Pacem in terris, n. 106.

[4] Cf. Luc 14, 28-30.

[5] Jean-Paul II, Message pour la Journée mondiale de la Paix 2000, n. 3.

[6] Benoît XVI, Message pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2013.

[7] N. 25.

[8] Cf. Discours aux Directeurs nationaux de la pastorale des migrants participant à la Rencontre organisée par le Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE), 22 septembre 2017.

[9] Benoît XVI, Message pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2011.

[10] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 71.

[11] Jean XXIII, Lett. enc. Pacem in terris, n. 106.

[12] Message pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2018, 15 août 2017.

[13] Hébreux 13, 2.

[14] Psaume 146, 9.

[15] Deutéronome 10, 18-19.

[16] Ephésiens 2, 19.

[17] 20 Points d’action pastorale et 20 Points d’action pour les Pactes mondiaux (2017) voir aussi Document ONU A/72/528.

[18] Jean-Paul II, Message pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2004, n. 6.

[19] Jacques 3, 18.

© Libreria Editrice Vaticana

 

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16 décembre 2017

Noël:Chemin de paix

Noël : un chemin de paix

Depuis 1945, Pax Christi, mouvement catholique international, œuvre pour la paix. Chaque année, l’association a pour mission d’animer le temps de la paix, de l’Avent, Noël et l’Épiphanie, à destination des paroisses et communautés chrétiennes. Un outil est mis à disposition pour faciliter la prière et l’animation de ce temps, en famille, entre amis, en paroisse ou communauté : paxchristi.cef.fr

« Pendant ce temps de l’Avent et de Noël c’est sur le message du 1er janvier 2017 du pape François : La non-violence style d’une politique pour la paix, que nous voulons centrer notre méditation, car il nous ouvre un chemin de paix, paix personnelle, paix entre les nations et les peuples. On se méprend parfois sur le sens de cette non-violence. Elle n’est pas idéologique, elle est mystique. Elle s’explicite dans cette mystique de la douceur à laquelle nous appelle le Christ : il s’agit de renoncer aux armes de la violence, de l’agressivité, il s’agit de quitter le registre du rapport de forces ; la douceur implique un accueil humble du réel, dans le respect de chaque être qui en fait partie et du mystère de sa liberté. […] Que ce temps de préparation à l’accueil du Prince de la Paix nous convertisse à la douceur et à l’humilité de cœur. » Extrait du message de Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et Président de Pax Christi France

 

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02 décembre 2017

2 décembre 2017...

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24 novembre 2017

Accueillir le défi du changement...

Festival de la doctrine sociale: «Accueillir le défi du changement pour rester fidèles à Dieu et à l’homme» (traduction complète)

« Lorsqu’on répond à Dieu, on active toujours un processus »

 

Message au Festival de Doctrine sociale 23/11/2017 capture CTV

Message au Festival de Doctrine sociale 23/11/2017 capture CTV

Le pape François invite à « accueillir le défi du changement pour rester fidèles à Dieu et à l’homme ».

« Fidélité est changement », c’est en effet le thème du VIIème Festival de la Doctrine sociale de l’Église (DSC) qui s’est ouvert à Vérone (Italie), ce jeudi 23 novembre 2017 au soir, à 20h30, au Cattolica Center, par un message-vidéo du pape. Un rassemblement de trois jours (23-26 novembre).

Le message vidéo du pape François part justement de ce thème, c’est-à-dire de la nécessité de changer pour rester fidèles: « Elargir notre service, faire participer les autres à nos projets, dilater les espaces de la créativité signifie accueillir le défi du changement justement pour rester fidèles à Dieu et à l’homme. »

Le message du pape a été suivi d’une intervention du cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille (Philippines) et président de Caritas Internationalis.

Voici notre traduction, rapide, de travail, du message du pape François, prononcé en italien.

AB

Message du pape François

Chers frères et soeurs,

Je vous salue tous, vous qui participez au 7e Festival de la doctrine sociale de l’Eglise, qui a pour titre cette année : « Fidélité est changement ». Cette expression, qui suscite intentionnellement une certaine « surprise » logique, nous conduit à considérer que, dans la réalité, être fidèles comporte la capacité de changer.

Pensons à l’expérience d’Abraham que la Bible nous montre comme modèle de foi. Alors qu’il était déjà âgé, Dieu lui a dit: “Quitte ton pays, ta patrie, et la maison de ton père, pour le pays que je te montrerai. Je ferai de toi un grand peuple et je te bénirai, je rendrai grand ton nom et tu deviendras une bénédiction (Gn 12,1-2).

Pour être fidèle, Abraham a dû changer, partir. La Parole de Dieu nous aide à distinguer les deux “faces” du changement: la première c’est la confiance, l’espérance, l’ouverture à ce qui est nouveau; la seconde, c’est la difficulté de quitter les sécurités pour aller à la rencontre de l’inconnu.

En effet, cela nous fait nous sentir tranquilles que de rester dans notre enclos, conserver, répéter les paroles et les gestes de toujours – cela nous fait nous sentir plus sûrs – plutôt que de sortir, de partir et de lancer des processus nouveaux.

Alors demandons-nous ce qui arrive si nous maintenons notre fidélité envers Dieu et envers l’homme. Nous avons vu dans l’histoire d’Abraham l’effet de l’appel du Seigneur: il a changé sa vie radicalement, il l’a fait entrer dans une histoire nouvelle, il lui a ouvert des horizons inattendus, avec des cieux nouveaux et des terres nouvelles.

Lorsqu’on répond à Dieu, on active toujours un processus: quelque chose d’inédit se produit et nous emporte là où n’aurions jamais imaginé.

C’est important, cela : on active toujours un processus, on avance, on n’occupe pas des espaces, on met des processus en route.

La fidélité à l’homme signifie sortir de soi pour rencontrer la personne concrète, son visage, son besoin de tendresse et de miséricorde, pour la faire sortir de l’anonymat, des périphéries de l’existence.

La fidélité à l’homme signifie ouvrir les yeux et le coeur aux pauvres, aux malades, à ceux qui n’ont pas de travail, aux si nombreuses personnes blessées par l’indifférence et par une économie qui écarte et tue, s’ouvrir aux réfugiés qui fuient la violence et la guerre.

La fidélité à l’homme signifie vaincre la force centripète de nos intérêts, intérêts égoïstes, et faire de l’espace à l’autre, rejeter la tentation du désespoir et entretenir la vive flamme de l’espérance.

C’est ainsi que la fidélité à Dieu et la fidélité à l’homme convergent dans un mouvement dynamique qui prend la forme du changement de nous-mêmes et du changement de la réalité, en surmontant immobilisme et commodités, en créant des espaces et du travail pour les jeunes, et pour leur avenir.

Parce que le changement est salutaire pas seulement lorsque les choses vont mal, mais aussi quand tout marche bien et que nous sommes tentés de nous reposer sur les résultats atteints. Elargir notre service, faire participer les autres à nos projets, dilater les espaces de la créativité signifie accueillir le défi du changement justement pour rester fidèles à Dieu et à l’homme.

Cela semble une contradiction, mais la fidélité c’est ce chemin qui lance des processus, et ne permet pas que nous nous arrêtions dans des espaces qui empêchent toute créativité, des espaces qui, à la fin, vont dans le sens du « on a toujours fait comme cela ».

En vous adressant ce bref message, je salue fraternellement Son Excellence Monseigneur Zenti, évêque de Vérone, ville qui accueille le Festival de la doctrine sociale de l’Eglise, don Vincenzi et tous les collaborateurs, les conférenciers, et les bénévoles.

Je souhaite que cette initiative contribue à animer et soutenir la mission évangélisatrice de l’Eglise dans le monde du travail, de l’économie et de la politique.

Je vous bénis, et je vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi. Merci!

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21 novembre 2017

NOS EGLISES ET NOS PRESBYTERES 3

Comme promis, nous voudrions revenir ici sur le (seul) commentaire d’Yves (merci), lors de notre premier article sur le sujet :"…Mais je m'interroge, devant le désintérêt pour les choses de l’Église, la diffusion du message biblique, car c'est bien de cela qu'il s'agit me semble-t-il, ne peut-il être repensé?..."
Dans notre Diocèse, il est une tentative heureuse qui va dans ce sens et à laquelle il a été donné le nom de "MISSION AZUR". (Voir notre article du 22 septembre à ce sujet).

Il y a environ deux ans, dans un partage au niveau de notre doyenné à Laghet, sur « Evangelii Gaudium », dans un des groupes de réflexion, il a été décrié par une participante, au demeurant engagée fort sincèrement, la plainte récurrente suivante : « on ne les voit pas ! » (Sous-entendu, les autres, toutes ces personnes que nous connaissons mais que l’on ne « voit jamais à la messe ».)
Nous entendons tous cette plainte n’est-ce pas ?
Mais il a été répondu par un autre participant : « Eh bien je suis persuadé que « les autres » dont vous parlez, ils disent la même chose de nous: « on ne les voit pas ! »
A comprendre : quelle est la visibilité des chrétiens ? Sont-ils un « peuple joyeux que l’on remarque, VISIBLE », afin d’en être édifié - ou attiré au moins ? 

Il ne faut pas se tromper sur ce que nous faisons dans nos Conseils Paroissiaux, la gestion d’une paroisse est un « moyen » pas un but.

Le « But » lui, est de rendre un peu plus visible la Présence du Royaume de Dieu sur terre !
Ici et maintenant !           

    De     Monseigneur Thierry BRAC, Evêque de Nevers, dans une lettre pastorale à son    Diocèse.   
« Voici que je fais toute     choses nouvelles ».     Jésus le dit dans l’Apocalypse de Saint Jean, Il le dit aujourd’hui à nous     (…) C’est bien lui qui peut faire sans cesse du neuf, avec des personnes de     tout âge et de toute condition.
    C’est sur Lui que nous devons compter, pour la transformation missionnaire de nos communautés, car, « Sans     moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15, 5).
   
Mais c’est avec nous qu’Il veut agir, en nous donnant un cœur toujours     neuf, en édifiant une Église sans cesse renouvelée, appelée à annoncer le     monde nouveau, la Cité Sainte dont le temple est l’Agneau sans pêché.   

 Notre Pape FRANÇOIS, n’a de cesse que d’appeler à passer à l’Église du 21ème siècle, et la Mission Azur nous y engage justement en nous offrant "Un" moyen.
Un moyen de nous "transformer" nous même, le petit reste d’acteurs et de fidèles engagés, c’est-à-dire à nous "convertir" car c’est le préalable absolu au changement souhaité.

Mais il est une deuxième nécessité tout aussi importante : nous interroger !

Sur quoi ?

Et bien justement sur ceux qui ont été appelés plus haut "les autres".
Parmi ceux-ci, il est à considérer deux catégories, ceux que l’on appelle d’un terme un peu fourre-tout les "Chrétiens-non-pratiquants" et ceux qui n’ont aucune référence religieuse particulière mais qui s’interrogent eux-mêmes sur le sens de leur vie.

Ces derniers, nous en sommes persuadés par notre expérience et nos fréquentations, sont "EN ATTENTE".
L’attente d’une ESPÉRANCE !

Cela peut les rendre "vulnérables" et à la merci de n’importe quelle idéologie "pseudo-ésotérique".  

Oui, la France est devenue une "terre de mission" et plus généralement notre "civilisation occidentale" devenue par elle-même "postchrétienne".

Le Peuple de Dieu souffre !
Les mondes sociaux-économique, culturels et politiques sont devenus "hasardeux" et l’absence de cap d’espérance évident.

Et l’Église, qui pourtant porte ce "cap" ne les convainc plus, alors même, nous le savons, que l’attente existe.

"On ne va pas tout le temps se poser des questions" disait récemment l’administrateur d’une paroisse !
Non, pas tout le temps !
Mais celle-là elle URGE !

 

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15 novembre 2017

LA RECREATION DE FRERE SPIRIDON

Chapitre 2 :

FRÈRE SPIRIDON FAIT SON PROPRE CINÉMA…. 

DIALOGUE AVEC MON JARDINNIER : « Cherche pas, il est plus là ! »

UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLE : Avant les Épousailles Finales et Éternelles.

UN HOMME D’EXCEPTION : Exceptionnellement Homme !

LES DIX COMMANDEMENTS ! Adieu les uns, à Dieu les autres !  

LA MORT VOUS VA SI BIEN : Tel est pris qui croyait prendre !

MON VOISIN LE TUEUR : Judas va !

LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT : Non ça, ce n’est pas possible !

APOCALYPSE NOW : Et comment !

LA MORT EST ÉTERNELLE : M’en fous, j’ai choisi la Vie !

LES ENFANTS DU PARADIS ! : « Salut les poteaux ! »

MANGE, PRIE, AIME ! : En somme Thomas taquin, trois mots auraient suffi ! 

COURS APRÈS MOI QUE JE T’ATTRAPPE ! : Mais qui cherche qui ?

LA GLOIRE DE MON PÈRE : À faire connaitre ! 

9 MOIS FERMES ! Merci Marie !

JÉSUS DE NAZARETH : Non, là, y’a aucune astuce….

… vous pouvez compléter ce "TOP 15" avec vos propres films, à votre imagination…

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10 novembre 2017

NOS EGLISES ET NOS PRESBYTERE 2

Suite à notre premier article du 2 octobre dernier, Yves nous écrit : "un seul commentaire, ce n’est pas beaucoup !" 
Non en effet, surtout sur un tel sujet.

Un seul "petit poisson" ? Laissons Notre Seigneur le multiplier Lui-même !

Notre article était déjà prêt pour aujourd’hui. Nous répondrons au vôtre Yves, dès la semaine prochaine, car l’aspect que vous abordez, est primordial. 

2 

Petite histoire racontée par Pierre RABBI (agriculteur-penseur-écrivain)

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 "Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : "Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?"
"Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part".
 

"FAIRE SA PART"

N’est-ce-pas là une vision éminemment évangélique ?
Car dans le fond, n’est-ce pas là également la seule chose que Notre Seigneur nous demande ?
Notre part d’amour ; notre part de don ; notre part de joie ; notre part de partage ; notre part de prière !
Notre part de VIE, là où nous sommes et comme nous sommes !

Alors en réfléchissant à cela, à quelques-uns(es), nous avons choisi de faire la nôtre en créant une association : l’A.R.P.
                          "Association Réveil Paroisse"

Objet :
"Cette association a pour objet l’initiation, la promotion, la réalisation et l’accompagnement de toutes actions visant au développement des paroisses qui s’adressent à elle, que ce soit sur le plan matériel, aussi bien que sur celui de la formation humaine et spirituelle ou de l’organisation. Elle les aidera à trouver leur propre orientation. Elle peut être appelée pour cela et selon ses possibilités à créer toute structure nécessaire à son but et à mener les actions de recherche de financements adéquates, y compris commerciales."

C’est une association autonome qui ne dépend ni de notre Paroisse, ni de notre Evêché, ni de notre Mairie et qui ne rend de compte qu’à elle-même - il est très important de le noter d’emblée - mais qui par contre veut se mettre au service de chacun d’eux.

Son siège social se situe au Presbytère de l’Église Saint Jean-Marie Vianney à La Grave de Peille (06440), communauté locale de notre paroisse.

La vocation de notre association est donc de susciter et mutualiser des bonnes volontés autour d’un projet, qu’il soit matériel, spirituel ou organisationnel comme vous avez pu le lire dans notre objet.

Une première urgence, d’ordre matériel celle-ci, nous est apparue : l’état de délabrement de notre église locale (La Grave de Peille), que nous jugeons comme "indigne", ainsi que la vétusté de son presbytère. (Pour la petite histoire nous sommes encore sous baguettes électriques en bois, fils en tissus et fusibles en porcelaine. Vives les années 50 !)

Nul ne pourra régler l’ampleur des dépenses seul, pas même notre association cela va sans dire.

Alors les petits colibris que nous sommes ont déjà monté une opération modeste de collecte publique de ferraille, le 22 octobre dernier. 

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Une partie de l’équipe : Arnaud, François et Stéphane de jeunes bénévoles de la commune ; David P. notre chauffeur, employé municipal délégué par la mairie de Peille ;Jean-Louis S., voisin fidèle et solidaire ; Marie-Christine D., Apolline J. et Jean-Marie K., membres de l’Association initiatrice. 

Était-ce la meilleure idée, tant le prix de la ferraille a chuté ? (90 euros la tonne) 
Nous avons récolté, avec l’aide précieuse et décisive de la Mairie de Peille, la bonne volonté de beaucoup et avec également un don en nature (ferraille) de l’entreprise Vicat de La Grave de Peille la somme totale de 1585 euros. (Colibri un jour, colibri toujours !)

Bien sûr cela ne représente que le dixième de la somme nécessaire pour refaire l’électricité du presbytère, ou encore l’équivalent de trois fenêtres double vitrage pour mieux l’isoler par exemple. (Destination choisie en l’occurrence, courage ils n’en restent plus que 9 !)

Il fallait faire un premier pas, celui-ci est dorénavant posé !

D’ailleurs pour être tout à fait juste, il y en a eu d’autres : les pas de la mairie pour refaire l’étanchéité du

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toit de l’église (ça y est,  il ne pleut plus à l’intérieur) et les pas de notre paroisse pour refaire une partie de l’électricité dans la partie qui reçoit du public (salle dite "du caté").

Pour modeste qu’ait été le résultat, il a fallu pour l’obtenir dépenser un peu de sous. (pas trop rassurez-vous)
Aucun projet ne peut se monter sans cela.

C’est pourquoi l’association, qui se veut transparente, a pris la décision de prélever systématiquement 10% des gains qu’elle suscitera, ainsi que des dons numéraires, pour ses frais de gestion.
Les 90% restants iront intégralement à la réalisation "effective" des projets.
[Nous voulons à ce sujet remercier ici tout particulièrement monsieur Georges M. de Peille qui, "n’ayant pas de ferraille à nous donner" (sic), nous a offert un chèque de 50 euros, notre premier don, si important par l’encouragement qu’il a suscité chez nous.].

Le pape François fait observer dans sa lettre du 27 avril 2016 que les laïcs aussi ont des solutions à proposer :
"Il n'est pas logique – même impossible – de penser qu'en tant que pasteurs nous devrions avoir le monopole des solutions face aux nombreux défis de la vie contemporaine (...). Nous devons être aux côtés de nos fidèles, les accompagnants dans leur recherche, et en stimulant l'imagination de façon à répondre aux problématiques actuelles".
 

A nos encouragements et n’oublions pas, prions sans cesse !

Posté par Pierre et Paul à 07:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]